Le chamanisme… C’est si vaste, si infini ! Comment l’expliquer, le résumer ? Nous pourrions l’aborder de mille façons !
Je vous livre ici, comment je le vis, l’expérimente et le comprends pour le moment ! Car tout est toujours en constante évolution et transformation. C’est ce qui est fascinant du chamanisme : la pluralité de ses facettes en perpétuel changement !
Merveilleusement multiple, unique et personnel, il se décline à la couleur de chaque personne qui en emprunte le chemin !
Le chamanisme n’est pas une religion ou un système de croyances auquel on doit adhérer et se conformer. Avant tout, le chamanisme s’expérimente ! Ça se vit le chamanisme, comme une quête perpétuelle de sa vérité profonde !
C’est une façon d’aborder la vie ! C’est voir, percevoir, entendre, ressentir la beauté et la générosité de la Terre mère. C’est respecter le vivant sous toutes ses formes. C’est honorer le chemin parcouru par ceux qui nous ont précédés. C’est la capacité de se sentir relié au Grand Esprit, de faire partie du Grand Tout et de percevoir les messages qui nous sont offerts par les Esprits compatissants et les Esprits de la nature.
La reliance à la Terre-mère permet de vivre l’expérience que tout est esprit autour de soi : les animaux, les végétaux et les minéraux qui sont autant d’enseignants et de guides, dans la réalité ordinaire comme spirituelle. Percevoir et décoder les messages que la nature nous offre avec tant de générosité et d’originalité permet de prendre part à l’harmonie du monde !
Le chamanisme c’est aussi la capacité de vibrer à une fréquence qui nous permet de percevoir les messages qui s’offrent à nous et sur lesquels notre âme peut s’ajuster afin de recevoir ce qui est pertinent pour notre évolution et la libération de ce qui bloque et empêche notre âme de se déployer à sa pleine grandeur, à sa pleine splendeur.
Partant du principe chamanique que tout est esprit et que tout est relié, quand nous apaisons notre âme et vibrons dans l’amour inconditionnel de soi et des autres, nous influençons également tous ceux qui nous entourent et leur permettons aussi de se relier à la beauté du monde et d’ainsi participer à l’harmonie universelle.
Si tous les humains étaient accordés sur leur essence propre et les élans purs de leur âme, la vie sur cette magnifique Terre serait toute autre !
En cette époque de grandes transformations planétaires, à chacun de nous de participer à la hauteur de ses possibles à l’essor de la paix et de porter plus loin ces grandes aspirations pour les générations futures.
Le chamanisme existe depuis la nuit des temps et on en retrouve des traces dans plusieurs régions du monde à travers des artéfacts archéologiques, des peintures rupestres et des gravures datant de la préhistoire, ainsi que des traditions orales anciennes. Il est considéré comme l’une des pratiques spirituelles les plus anciennes de l’humanité.
Les premières traces documentées de pratiques chamaniques apparaissent via des représentations de figures humaines et animales ou des éléments symboliques semblant suggérer des rituels ou des pratiques, notamment des transes ou des voyages spirituels, pouvant être liés au chamanisme.
Le mot chamane provient du terme sibérien « šaman », utilisé pour désigner une personne ayant des capacités spirituelles particulières, notamment la capacité de communiquer avec les esprits ou de guérir. Le mot « šaman » signifie « celui qui voyage dans le noir » ou « celui qui sait ».
Ce terme a ensuite été conceptualisé et élargi par les anthropologues pour désigner toutes les pratiques spirituelles similaires présentes dans les cultures autochtones. Le rôle et les pratiques du chamane varient d’une culture à l’autre, mais ont en commun la capacité à accéder à un état élargi de conscience (terme de Carlos Castaneda) à l’aide d’un moteur sonore (tambour, hochet ou autres) ou de certaines plantes hallucinogènes.
Essentiellement les chamanes sont souvent perçus comme des médiateurs entre le monde humain et le monde spirituel.
Sibérie et Asie centrale :
Les peuples sibériens, notamment les Toungouses, sont souvent considérés comme les premiers à avoir utilisé le terme « chamane ». Ces communautés, présentes en Sibérie et dans certaines régions de l’Asie centrale, ont développé des pratiques chamaniques très structurées et des croyances animistes, avec des rituels impliquant des transes, des danses et des cérémonies pour communiquer avec les esprits.
Amériques :
Le chamanisme était également présent chez de nombreux peuples premiers en Amérique, bien avant l’arrivée des Européens. Des éléments du chamanisme ont été retrouvés entre autres chez les Inuits, les Amérindiens des plaines, ainsi que chez les Navajos et les Quechuas des Andes et combien d’autres encore ! Ces peuples pratiquaient des rituels chamaniques pour guérir, prédire l’avenir et communiquer avec les esprits de la nature.
Afrique :
Les pratiques chamaniques sont aussi présentes dans certaines cultures traditionnelles africaines, notamment en Afrique de l’Ouest et dans des régions comme le Soudan. Des figures comme les guérisseurs ou les devins jouent un rôle similaire à celui des chamanes dans ces sociétés.
Autant de traditions différentes qui s’expriment dans leur couleur unique et dont il est primordial d’honorer et de respecter la provenance et les façons de faire. Ainsi, on ne nomme pas chamane ces différents praticiens spirituels. Il est plutôt recommandé de demander à la personne concernée sa préférence de titre ou de nomenclature.
Bien que les pratiques chamaniques soient largement associées à la Sibérie et à l’Asie centrale, elles apparaissent aussi dans des traditions spirituelles anciennes sur tous les continents.
Le chamanisme semble donc être une réponse universelle aux besoins spirituels de l’humanité, avec des racines profondes dans la préhistoire humaine.
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